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du Pasteur

Les pensées du Pasteur William JOUTET

Juin 2008

Je vous invite avant d’aller plus loin dans la lecture et la méditation de ce petit message de regarder à nouveau le design de présentation de notre journal de Mai. Un design qui en dit long, concocté par le Pasteur Gérault Matthieu.

Une Porsche qui patine, qui n’arrive pas à rouler normalement, tout simplement parce qu’elle est enchainée, retenue par : ‘‘ Nos EXCUSES’’ . Quelle est le rapport avec l’église, Pasteur?

Ce n’est pas un message prophétique comme quoi les pasteurs aimeraient rouler en Porsche et que l’Eglise s’y oppose. Mais lorsqu’on regarde à ce véhicule puissant qui normalement devrait développer près de 510CH, on découvre qu’il y a un réel frein à son potentiel de vitesse de croisière.

Notre église doit aussi marcher, rouler, foncer avec tout son potentiel de puissance, mais en est-elle capable ? Est-ce que nous lui permettons ?

Notre église est-elle retenue, bridée, empêchée d’atteindre l’objectif divin ? Quand on sait que la Bible dit : que même les portes du séjour des morts ne pourront prévaloir contre elle. Rien ne devrait bloquer, freiner, brider, détourner, dévier l’église de sa trajectoire missionnaire.

Quand je parle de l’église, je ne veux pas parler de l’Eglise dans son ensemble, l’Eglise universelle, mais notre église locale, là où Dieu nous a placés vous et moi pour accomplir Sa volonté, entrer dans le dessein divin et atteindre l’objectif que notre chef nous a donnés.

Notre église se doit être le témoin de la Bonne Nouvelle, la réalité de la Présence de Jésus parmi Son peuple et pourtant nous ne le savons que trop, elle n’atteint pas sa vitesse de croisière, elle est freinée, limitée et Dieu n’est pas en cause, mais comme dira le prophète ceux sont nos péchés, nos excuses qui freinent l’action toute puissante de Dieu dans notre église.

  • Nos excuses freinent l’église dans sa marche victorieuse.
  • Nos excuses freinent l’église dans sa conquête.
  • Nos excuses freinent l’église dans son action et son autorité.
  • Nos excuses freinent l’église et diminuent Son impact sur le monde.
  • Nos excuses ralentissent l’unité de l’église car tous ne marchent pas dans la même direction, à la même vitesse.

Pourtant Dieu nous appelle à son festin de bénédictions, mais comme dans la parabole des conviés de Luc 14, nous avons tous des excuses pour ne pas y participer.

Dieu nous appelle à le servir en 1 er et Lui seul, mais nos excuses démontrent que nous ne sommes pas encore au clair avec nos priorités et que dans notre vie, il y a plusieurs seigneurs.

Bien des gens dans la Bible ont voulu suivre le Seigneur mais ont conditionné leur désir par des excuses à remettre à plus tard leur consécration, leur obéissance. Permet que j’aille dire au revoir à mes parents, je veux prendre congé d’eux et Jésus répliquera : laissez les morts enterrer les morts.

La convoitise des yeux, l’orgueil de la vie sont aussi des excuses à remettre à plus tard ce que l’on peut faire aujourd’hui. Lorsque Dieu a ordonné à son peuple de dévouer par interdit Jéricho ; Acan a vu ce beau manteau de Schinear, puis deux cents sicles d’argent et un lingot d’or. Il s’est certainement dit que cela pourrait être utile pour l’offrande de dimanche prochain.

Nombreux sont ceux qui prennent l’interdit pour avoir plus en pensant que cela sera utile à Dieu. Vous connaissez le résultat : le peuple fut tellement freiné par le péché d’Acan qu’il dut battre en retraite devant une petite ville d’Aï. Non seulement c’était la mise en danger du peuple de Dieu, mais ce fut la perte de toute sa famille.

Ecoutez bien mes amis et chers parents : nos excuses peuvent mettre non seulement le peuple de Dieu en péril mais aussi votre propre famille, vos enfants.

  • Quand Dieu dit : non, c’est non !
  • Quand Dieu dit : ne touche pas, ne prends pas, ce n’est pas : ça ne te fera pas de mal.
  • Quand Dieu dit : n’y va pas, Il sait ce qu’il dit.

C’est comme cela que beaucoup vivent leur vie spirituelle au ralenti au lieu d’entrer dans tout leur potentiel et obtenir la victoire.

Combien en tant que pasteur je suis effrayé d’entendre les excuses que l’on fait à Dieu et qu’on n’oserait même pas faire à son propre patron, à son directeur, à son employeur.

Mais on prend comme excuse que Dieu est bon et qu’Il pardonne sans se rendre compte qu’on joue avec Dieu en préférant se soumettre à Satan qui nous fournit tous les alibis possibles pour délaisser notre consécration, nos saints rendez vous, les invitations divines de Dieu.

Est-ce que nous faisons de nos enfants les excuses pour ne plus Lui être fidèles ?

Est-ce que nous utilisons nos responsabilités familiales et relationnelles pour dire au Seigneur en face de son invitation : je ne peux point venir car je suis trop occupé, j’ai une famille, j’ai une maison, j’ai des enfants, j’ai une femme avec laquelle il me faut passer du temps car la vie de famille n’est pas top ! Pourtant nous savons que dans sa présence il y a la bénédiction pour nous et les nôtres, il y a le salut pour nous et les nôtres.

D’autres vont prétexter une excuse spirituelle pour ne pas répondre à l’invitation de Dieu en fournissant ce désir d’aller évangéliser les autres.

Combien par nos excuses (…) nous pouvons faire piétiner l’église, faire patiner nos familles alors que depuis longtemps elles devraient être au Seigneur.

Si nous sommes l’église et que Jésus est le Chef, alors à son invitation à venir, soyons polis et soumis pour ne pas l’ignorer. Pourquoi ? Car Il veut nous faire du bien. Tout est prêt ! C'est-à-dire : toutes les bénédictions dont nous avons besoin sont à notre disposition si nous cessons d’empiler nos excuses qui deviennent une montagne infranchissable  (montagne que nous avons construite) !

Quand le monde nous invite nous trouvons toujours des solutions pour ne pas refuser mais qu’en est-il lorsque c’est Dieu qui nous invite ?

Que vais-je faire de mes excuses non valables le jour où je me tiendrais devant mon Roi et qu’Il me dira : je t’ai appelé, j’étais seul, j’avais faim, j’avais besoin de ta compagnie et comme un magicien qui sort un lapin de son chapeau, tu as sorti une excuse de dessous le coude pour ne pas honorer mon invitation.

Décidons pour ce mois de Juin, mois qui précède les vacances de ne plus jamais utiliser d’excuses quand Dieu nous invite à le servir, à l’honorer.

Décidons de ne plus freiner l’église, son peuple et notre famille afin d’avancer et d’atteindre l’objectif que Dieu nous a assignés.

Oui ! Brisons les chaines de nos excuses et soyons libres pour conquérir la terre à notre roi en l’honorant par notre vie. Que Dieu vous bénisse !

 

Pasteur William JOUTET